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Benoît Nihant : un chocolatier – cacaofèvier très belge

Nombreux sont les chocolatiers belges connus du grand public. Mais rares sont ceux qui peuvent se revendiquer d’être belge à 100%. Visite chez Benoît Nihant, le chocolatier liégeois.

« Benoît Nihant fabrique ici son chocolat » est inscrit sur la façade. A Awans, près de Liège, le chocolatier travaille le produit de A à Z. De la fève à la tablette. Ce processus de production fait de lui plus qu’un chocolatier, il est cacaofèvier. Un métier plutôt rare, puisqu’on en compte seulement une quinzaine dans le monde.

Un travail d’orfèvre

« Habituellement, les chocolatiers travaillent le chocolat, ils achètent leurs ingrédients auprès d’industriels comme Callebaut (en forme de bâtons, de goutes, etc.). Chez nous, la matière première n’est pas le chocolat mais la fève. On achète directement dans les plantations, on visite des pays, on connaît les gens avec qui on travaille. On sélectionne les fèves par petits lots puis elles sont acheminées dans notre atelier », explique Anne Nihant, l’épouse de Benoît. A partir de cette étape, le travail ne fait que commencer pour l’équipe d’Awans. La fève va passer par plusieurs stades : torréfaction, concassage, passage au crible. Pour enfin arriver au chocolat qui peut être utilisé de deux manières : moulé en tablette ou en recette (pralines, truffes, etc.).

Fève de cacao ©Benoit Nihant

Fève de cacao ©Benoît Nihant

 

La qualité plutôt que la quantité

Souvent comparé à Marcolini en Belgique, Benoît Nihant développe un savoir-faire artisanal basé sur des recettes riches pour le palet. Leur but : mettre en valeur les arômes que dégage la fève. Tout cela avec moins de sucre et moins de matière grasse que chez d’autres chocolatiers. Si certains concurrents comme Galler ou Godiva ont délocalisé leur production, chez Nihant, la question ne se pose même pas. « De temps en temps des sociétés veulent entrer dans notre capital, mais ce n’est pas quelque chose qui nous intéresse. On veut grandir gentiment, moins rapidement qu’on pourrait le faire avec ces moyens là. On préfère une entreprise à taille humaine, familiale » détaille Anne Nihant. Et surtout une entreprise à 100% belge.

Travail de la ganache ©Benoit Nihant

Travail de la ganache ©Benoît Nihant

 

Pâques, synonyme de chocolat

Toute l’équipe travaille depuis quelques semaines pour confectionner les produits qui seront en vente pour Pâques.« On va ressortir les grands classiques. Des œufs flamboyants basés sur une recette haute couture. Ce sont des demis œufs aux couleurs vives. Et la nouvelle création : le poussin câlin. C’est un poussin avec une pulvérisation jaune velours qui renferme une collection de produits de tables (œufs pralinés, tortues). » Vivement la chasse aux œufs.

Mathilde Ridole