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Typh Barrow: la chanteuse qui chuchote la soul

Typh Barrow est surnomée l’Adèle belge. Son timbre atypique aux accents blues et jazz fera chanter de nombreux festivaliers cet été. La chanteuse s’est confiée au micro de Mode in Belgium sur son parcours actuel et passé.

©Maxime Collin

©Maxime Collin

Au début, des reprises piano-voix sur Youtube. Quelques mois plus tard, Typhène enregistre ses propres compositions. Les chansons reçoivent alors, un excellent accueil des radios belges. En 2016, l’aventure continue avec « The Whispers », premier titre disponible de son nouvel album.

Quel a été votre parcours avant d’atteindre le succès ?
« J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont mis au piano très jeune, à 5 ans. Puis au solfège quelques années plus tard. Un parcours classique quand on apprend un instrument de musique. Je chantonnais sur mon piano,  je composais de petites chansons. A 14 ans, je jouais dans un piano-bar. Ça n’a pas toujours été facile. Au début, ma voix était une lutte. Les professeurs de musique disaient à mes parents : « Votre fille n’a pas une voix comme toutes les petites filles, elle n’a pas une voix normale, il y a un problème ». On me mettait dans le groupe des garçons, on m’appelait monsieur au téléphone. Parfois, mon père me confondait avec mon grand frère. Je n’ai jamais été capable de chanter comme Maria Carrey ou Céline Dion. Je me suis souvent posée des questions. Mais ma voix est mon moteur et l’instrument de ma vocation. Après avoir fait mes armes, j’ai rencontré mon manager et le projet Typh Barrow est né. Tout ce qui m’arrive aujourd’hui, m’étonne. »

Tes cordes vocales, c’est le reflet de tout ton cœur. C’est aussi le reflet de l’âme.

Quelles sont vos influences ?
« La soul des années 60. J’ai été biberonnée à cette musique là. Mais aussi au blues et au jazz. J’adore les chansons qui groovent. Ça a été la grosse révélation en jouant avec les vinyles de mon père. Je touche à tous les univers. J’ai une formation classique de par mon instrument. Mais cela ne m’empêche pas d’aimer le Hip Hop ou le rap. Et puis comme toutes les petites filles de l’époque, j’écoutais de la pop comme Britney Spears. Tout m’influence, mais principalement le soul. »

Que racontent vos textes ?
« Ma première source d’inspiration, c’est ce que je vis. Ça fait partie du processus d’expression de la petite boite noire en moi. C’est mon canal pour faire ressentir mes émotions tristes. Je n’écris pas très joyeux. C’est un peu comme disait Gainsbourg : si tu prends une photo et que le ciel est tout bleu, la photo sera nettement moins intéressante que si le ciel gronde. »

Que nous cache votre nouvel album ?
« Un album entièrement enregistré dans de vieux studios à Londres. Tout le matériel utilisé dans les années 1960 a été conservé. Tout le band joue en même temps sans métronome. C’est incroyable. J’ai eu la chance de collaborer avec de grands noms comme Dimitro Tikovoï, et le collectif « Heliocentrics ». Mais aussi le producteur britannique Danton Supple qui a travaillé avec U2 et Coldplay. Ces gens m’ont fait confiance, c’est un honneur pour moi. »

Typh Barrow sera en concert à Louvain-La-Neuve le 5 mai prochain.
Info

 

Cyrielle Mincier