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La Cambre SHOW16 coté coulisses

Aujourd’hui, focus sur les backstages du célèbre défilé annuel de La Cambre Mode(s). Au programme : excitation, stress, rires et photos. Découvrez sans plus attendre la face cachée du défilé.

A l’entrée des artistes, on remarque une foule de jeunes amassés le long du mur. Premier constat : ils sont tous stylés. Regroupés en bande, ils discutent, s’interpellent vivement et se font d’énormes « hugs ». Eux, ce sont les acteurs du show : élèves stylistes, mannequins, maquilleurs, coiffeurs, habilleurs… Dans quelques heures, ils présenteront le travail de toute une année. Une mise à nu à la fois électrisante et redoutable.

La création jusqu’au bout des cils

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Vue du backstage © Marine Dallons

Ce qu’on appelle communément le « backstage » d’un défilé se présente en un mot : fourmilière. De grandes et minces jeunes filles courent d’un bout à l’autre de l’espace : « Je suis en retard, je dois encore passer au maquillage ! », tandis que les fers à lisser surchauffent. Cette année, les élèves ont la chance de pouvoir compter sur des partenaires de choix : MAC au maquillage et Biguine aux coiffures.

Pendant que certains modèles passent entre les mains des professionnels, d’autres répètent la chorégraphie attribuée à la collection pour laquelle ils défilent. Ils marchent d’un air concentré, ignorant la présence des photographes et cameramen en train de régler leurs appareils. Les gradins sont encore vides, mais le tapis de confettis argentés qui recouvre le sol leur rappelle que le show va bientôt commencer.

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Répétition du défilé © Marine Dallons

 

Des stylistes caméléons

Les plus actifs sont sans aucun doute les stylistes. Leur to-do list est longue : gérer les modèles, vérifier le maquillage et la coiffure, répéter la mise en place sur le podium et enfin, répondre aux questions de journalistes curieux ! Les élèves nous livrent des confidences sur leurs collections et l’importance du Show  dans leur cursus :

 

  • Antoine Emmanuel (BAC3): tente d’allier violence et raffinement en mélangeant vestiaire militaire et tissu élégant en toile de Jouy ;
  • Alix Brandenburger (MA1): s’inspire de l’esprit révolutionnaire de l’univers punk en l’adoucissant au contact du monde des cheerleaders. La plus grande difficulté de la Cambre selon elle : l’aspect technique, car absolument tout est réalisé par l’étudiant. Elle nous confie : « Ce défilé est très important. Parmi les spectateurs se cachent des envoyés de bureaux de recrutement »;
  • Rebeca Szmidt (BAC3) : s’inspire de l’escrime. Elle anoblit l’idée de puissance et d’élitisme en habillant ses modèles de vêtements lourds et déstructurés, comme après un combat ;
  • Adèle Andreone (MA1) : nous livre une collection chaleureuse aux broderies sensuelles, entre douceur et érotisme.
  • Alexandre Bouvy (BAC3) : bouleverse les stéréotypes de la mode féminine en y intégrant des éléments d’inspiration punk et dada. Il nous avoue que le premier Show est le plus stressant. « Le second, c’est pour s’amuser et faire la fête! On relâche la pression ».

Le thème de la révolte revient souvent. Rien d’étonnant à cela, puisque la mode a toujours été liée au climat social dans lequel elle évolue. Par la stylisation du combat, les élèves revendiquent une volonté de dépasser les idées reçues souvent génératrices de conflits. STOP TERRORISING OUR WORLD, le slogan de leur show, le prouve bien.

Julie Lemaire