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Coralie Groetaers : « Mon projet – Les Frileuses – lie mon ADN de frileuse à ma passion de la mode et des belles matières »

Qu’elle soit en laine, en cachemire, en soie ou en coton, l’écharpe fait partie intégrante de notre vie. Du petit portefeuille aux grandes fortunes, nous la portons tous. Amoureuse de la douceur, Coralie Groetaers a décidé d’embrasser le vent en créant sa propre ligne d’écharpe nommée « Les Frileuses ».

les frileuses

Coralie Groetaers et son mari ©Cédric demeester

Vous avez choisi le « Made In Europe » comme distinction, pourquoi ce choix ?
Aujourd’hui, il faut se démarquer d’une manière ou d’une autre. Mais l’Italie me fait rêver. Je dois cette fascination à mon père qui travaille dans le secteur de la chaussure depuis longtemps et qui a toujours produit en Italie. J’aime visiter les usines, découvrir leurs façons de travailler.

Vous parlez de votre papa, le fait d’être artiste est un gène dans la famille ?
Nous sommes trois filles à la maison, nous avons toujours été baignées dans ce monde de la création. De plus, mon papa a 5 sœurs, dont 2 stylistes et 2 designeuses. L’une de mes tantes a fondé la marque « Rue Blanche ». C’est un peu grâce à elle si j’en suis là aujourd’hui. Quand j’étais jeune, j’allais dans les showrooms avant tout le monde. L’esprit du vêtement m’était donc connu. J’avais le goût d’aller voir les couleurs, les tendances et les collections. Cette idée d’aller voir les choses avant tout le monde me plaisait. Je trouvais ça incroyable et irréaliste. Je pensais que je n’y arriverais jamais. Un rêve est un frein en même temps. Et puis il y a aussi ma mère et ma grand-mère qui m’ont donné ce goût de la création. Il y’a toujours eu cette frustration en moi de ne pas savoir faire, mais de savoir ce que je voulais. 

Quels ont été les éléments déclencheurs de la concrétisation de votre rêve ? Quels ont été vos choix à ce moment-là ?
Il y en a eu plusieurs : la crise de la trentaine, une maternité et un métier dans la pub qui ne me plaisait plus. C’était le moment ou jamais. Je me suis lancée en 2012 même si le projet était là depuis longtemps. Je crée les prototypes de mes œuvres et je les fais produire en Italie, ce pays qui me tient à cœur. Au départ, j’avais décidé de faire en fonction des saisons, mais le nom « Les Frileuses » sonne pour le moins hivernal. L’été, si je propose des produits portant ce nom (même si en Belgique c’est justifié), ça fait un peu peur.

Deux ans après, vos choix ont-ils évolué ?
Aujourd’hui, je ne fais plus de collection en fonction des saisons, mais plutôt selon mes coups de cœur du moment. Je suis très observatrice, je regarde sans cesse autour de moi. J’adore me promener sur Pinterest et puis à un moment, avoir un flash. Un jour, durant un week-end à Londres, je suis tombée sur un pull qui ne plaisait pas trop. Je le trouvais bizarre et la couleur ne me plaisait pas, mais je l’ai quand même essayé. En changeant 2-3 détails, j’ai vu du potentiel dans ce pull. J’ai donc créé un prototype et maintenant, il est sur mon site. J’aime que mes créations soient discrètes, élégantes, mais surtout intemporelles. Pour ce faire, j’utilise des motifs « basiques » comme des dégradés, des lignes ou encore des carreaux. J’aime également beaucoup la douceur, je veux que ce soit doux et noble à la fois. Souvent, les gens veulent et aiment l’épaisseur. Je me concentre sur cela. Je veux que mes écharpes donnent l’allure, l’originalité d’une tenue qui se veut neutre.

Quelles sont vos différentes formations ?
Je ne suis pas styliste à la base. J’ai étudié la communication et principalement la publicité. Après ma dernière année de secondaire, j’ai voulu apprendre l’anglais. Je suis donc partie une année en Angleterre où j’ai effectué une « University Foundation Year » (n.d. l.r : année de formation en vue d’un cursus à l’université). Le but de cette formation a été la création d’un « book ». Là-bas, j’ai touché à tout (sculpture, dessin…) avec toujours cette même envie : la création. Aujourd’hui, je travaille à 4/5 temps pour une grande marque de luxe. Je veux rester dans ce domaine de la mode qui me parle !

Et en ce qui concerne « Les Frileuses » au masculin ?
J’ai des modèles unisexes même s’il n’y a pas de modèle masculin à proprement parler sur mon site. C’est un marché qui n’est pas évident à couvrir de par mon nom. Ça ne fait pas très viril. J’’adore acheter des choses à mon mari que je peux lui piquer. C’est pour cela que certaines de mes écharpes ont des côtés plus masculins.

Découvrez les différents modèles « Les Frileuses

 http://www.lesfrileuses.com/shop/fr/
https://www.facebook.com/LesFrileuses?fref=ts

Cyrielle Mincier