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ENJI, la nouvelle marque de sacs liégeois

Lancée en septembre 2014, cette nouvelle marque de maroquinerie liégeoise propose une collection pour « toutes les nanas du monde ». Elle s’inspire des tatouages éphémères au henné, typiques de la culture orientale, associés à des sacs aux coupes urbano-chic. Rencontre avec Marina, la styliste, et Nezha, la fashion account manager de l’équipe ENJI, pour une présentation des nouveaux sacs tendances de la cité ardente.

© M. Art Photography

© M. Art Photography

D’où vient le nom ENJI ?
Le « N » correspond au symbole phonétique du mot « henné ». Le « E » et le « JI » viennent du nom de famille du créateur de la marque, Hamza El Hajjaji.  La barre sur le « I » provient de la voyelle « A » en arabe. Donc si on supprime le « J » et le « I » ça fait « ENA ». C’est comme ça qu’on le prononce en arabe ou en anglais. C’est court, ça se retient bien et c’est destiné à l’international.

Comment l’idée de la marque est-elle née ?
Évoluant dans le milieu de la finance, Hamza voulait depuis longtemps créer un concept mode casual-chic inspiré des tatouages éphémères au henné. Au début, il le destinait au prêt-à-porter. Mais il s’est vite rendu compte qu’il était plus facile de l’adapter à la maroquinerie, plus aisément renouvelable.

Pouvez-vous détailler le processus de création de votre première collection ?
Tout d’abord, il faut trouver une thématique. Lors d’un voyage au Maroc avec l’équipe, les paons étaient omniprésents. En cherchant plus d’infos sur leur symbolique, on a réalisé qu’elle correspondait à l’idée de notre première collection : grâce et élégance pour une femme forte. Le choix des couleurs s’en inspire également : le vert, le bleu. Le noir intemporel et le rouge pour trancher. Ensuite, Marina dessine les sacs en collaboration avec Hélène, la graphiste, qui réalise les motifs par rapport aux mesures de Marina en s’inspirant de la thématique. C’est un travail assez fusionnel. L’étape suivante, c’est la réalisation du prototype en carton. Une fois le dossier technique réalisé, il est envoyé au Maroc, où les sacs sont produits dans un cuir premier choix.

Votre première collection comporte quatre modèles déclinés en quatre couleurs, chacun portant un prénom féminin. Peut-on imaginer qu’à chaque sac correspond un type de femme ?
Chaque sac a été pensé pour une situation différente et une femme différente. Le clutch est plus un porte-documents. Les finitions font bracelet, le henné arrivant sur la main. Le city bag convient à la it-girl. Le cabas est destiné à la working-girl, l’étudiante, ou la maman avec ses enfants. Enfin, la pochette de soirée à motifs sur franges mobiles est pensé pour être porté par une fille qui bouge, suivie par les franges qui dansent à son rythme.

Selon vous, le mélange de cultures (belge et marocaine) vous distingue-t-il d’autres marques ?
J’en suis persuadée. Pour nous c’est faire le pont entre les origines d’Hamza, car c’est une force d’avoir une double culture riche en art. Marina est moitié italienne, moitié belge ; la community manager est polonaise. Pour nous c’est l’Europe du futur. On est une belle image d’une société qui réussit bien sa diversité culturelle. On en a fait une force sans opposer les différences : pas de politique ni de religion. On a fait des sacs destinés à toutes les filles. C’est pour ça que les symboles sont présents par petites touches. Cette image est visible dans notre campagne à travers les mannequins, originaires des quatre coins du monde.

Quels sont vos projets d’avenir ?
Idéalement, se décliner sous d’autres accessoires, certainement des foulards ou de la maroquinerie homme en gardant le concept déclinable sous toutes ses formes. Mais avant tout, on veut se positionner en tant que maroquiniers pour femme et être reconnus en tant que tels.

 

 

Collection disponible dans les points de ventes suivants : Northsea, The Closet, Bel y Wood, Melting Pop, First Face
et sur l’e-shop de la marque, ouvert à l’international : http://enji.eu/fr/e-shop

Julie Lemaire