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Le festival a attiré cette année près de 235.000 festivalers ©nicolasdebacker

Le festival de DOUREUUUH 2016

Une édition à la belge avec de la pluie, du beau temps, des bières ET de la bonne musique. C’est ce qu’on peut déduire du festival de Dour cette année !

Dour c’est l’amour! Et l’amour de la très bonne musique. La preuve avec le musicien fou Jacques, qui nous a composé des sons électro à partir de bruitages des objets du quotidien. C’est aussi absurde que génial, et ça vous fait bouger « comme jamais » ! The Subways, fidèles à leur réputation, ces bêtes de scènes nous ont livré une prestation rock’n’roll enragée par une Cannibal Stage (la scène rock du festival) survoltée. En parlant d’enragés, Le bal des enragés qui rassemble plusieurs groupes de métal-punk dont Lofofora ou Punish Yourself, a théâtralisé le métal (oui oui c’est possible). Comment? Avec des costumes, des sketchs et une introduction dans un monde apocalyptique qui n’aurait que la musique comme seul secours. Il vous suffit de 10 minutes pour être conquis par ces lascars presque attendrissants. Enfin Sigur Rós a livré un concert féerique tant musicalement que visuellement. Le groupe a, dans un premier temps, joué derrière une toile laissant croire à une musique qui se jouait elle-même. Accompagné d’un lightshow magnifique et poétique, ils nous ont offert un moment de calme dans ce monde de brute. Certains spectateurs frissonnaient, d’autres pleuraient, les Islandais ne laissent décidément personne indifférent.

On retiendra également quelques concerts qui sont sortis du lot et qui ont fait du bien à nos oreilles comme ceux de Odesza, La Jungle, Allah-Las, Glü, Stuff., et particulièrement la Colonie de Vacances qui nous en a mis plein les oreilles grâce à quatre mini-scènes qui encerclaient la foule, sur lesquelles quatre groupes jouaient simultanément.

Say Hip-Hop ! – Hip-Hop !
PRHYME, le projet associant DJ Premier et Royce Da 5’9 a secoué la Boombox à coups de boom-chack. Ils nous auront fait balancer la tête et nos mains avec un malin plaisir. De plus, les platines de DJ Premier n’ont pas hésité à nous envoyer les plus gros classiques made in Gang Starr, un délice…

Avec un autre projet, DJ Premier est revenu le lendemain en compagnie du groupe The Badder. Là aussi, on a pu apprécier de nombreux classiques mais également de toutes nouvelles productions. Un concert légèrement moins emballant mais rendu grisant par l’hommage du roi des platines à son ami Guru décédé il y a six ans, avec qui il avait fondé Gang Starr 

Les vieux de la vieille
Deux groupes de légende nous ont relativement déçus (le terme relatif à toute son importance). Les Pixies ont livré une performance tout à fait correcte mais néanmoins froide, ils n’ont jamais communiqué avec le public qui était pourtant venu en nombre. Quant à Underworld, un concert monotone marqué par un manque de prestation scénique. Heureusement que leur tube Born Slippy est toujours aussi transcendant.

Les Pixies au Dour Festival © Simon Grossi

Les Pixies au Dour Festival © Simon Grossi

Perdu : paire d’oreilles près de la Redbull Elektropedia
Dour c’est l’amour, la chaleur humaine, les découvertes et la folie, mais c’est aussi le plein de bons sons. Cette année encore, les baffles ont balancé des décibels affolants à vous en faire vibrer votre bière… #bouchondoreillesobligatoires

La Red Bull Elektropedia Balzaal version 2016. ©dourfestival

La Red Bull Elektropedia Balzaal version 2016. ©dourfestival

Les nouveautés

Une nouvelle disposition des scènes pour le moins réussie qui permet notamment à la Last Arena (la plus grande scène en plein air du festoch’) de gagner en capacité. Près de 300 artistes, un record qui est aussi dû à l’ajout d’une nouvelle scène, la Cubanisto Dancing, qui porte le nombre de scènes à neuf. Ces nouveautés ont permis au festival de battre son record d’affluence acquis l’année dernière de 225.000 personnes, à 235.000 personnes !

Il faut toujours trouver la petite bête…

Il y’a tout de même quelques légers bémols. Premièrement, on a pu sentir que les 53.000 personnes présentes samedi, c’est peut-être un peu trop, certaines scènes étaient tout simplement inaccessibles, même en jouant des coudes. Deuxièmement, la diversité musicale était moins poussée que les autres années. Ce qui est pourtant l’un des gros points forts du festival, a manqué cette année. Beaucoup de musique électronique, beaucoup de hip-hop, mais pas assez de musique « alternatives »… bref ça manquait de doudouces ! Enfin, le problème persistant de Dour, c’est la difficulté des choix à faire à cause des conflits horaires. Avec un si grand nombre de groupes, il est impossible de ne pas devoir sacrifier l’un ou l’autre groupe, dommage.

C’est du Belge!

Un gros big-up à la délégation belge de qualité qui regroupait notamment, Moaning Cities, Glü, Beffroi, La Jungle, STUFF., Netsky, Black Mirrors, Stereoclip et co. Précisons que le DJ bruxellois Lefto a également invité ses camarades sur la scène de la Boombox le samedi soir. Des amis prestigieux puisqu’en plus des belges Roméo Elvis, Le Motel et Woodie Small, on y retrouvait une programmation hip-hop au poil avec notamment Goldlink, Skepta et PHRYME. Bref, une réussite.

Pour vous donner une vision globale des concerts, voici un petit classement :

: Le bal des enragés, Glü, STUFF., La jungle, Prhyme, Allah-Las, The Subways, Jacques, Oxmo Puccino, Sigur Rós, La Colonie de Vacances, MCDE, Odesza, Roni Size & Krust, Lefto.

↑: Netsky, Moaning Cities, Rhye, DJ Premier & The Badder, Petit Biscuit, Ta-Ku, Suuns, Club Cheval, The Soft Moon, Pantha du Prince, Stereoclip, N’to, Daniel Avery, Skepta, KillASon, SXCXCHCXSH, Mobb Deep.

× : Akro, Gramatik, Pixies, Underworld, MHD.

…! : (Catégorie des ovnis inclassables) Kenji Minogue, VALD, la folie du jeu Pokémon Go à Dour!

Axel Coenen