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Interview : Léo Fifty Five, le nouveau visage du RnB belge

A seulement 23 ans, Léo Fifty Five a déjà derrière lui une carrière de joueur de hockey professionnel. Aujourd’hui il enchaîne aussi des sons francophones déjà bien appréciés. La musique est une passion qu’il a appris seul et qui lui permet de raconter ses histoires et de les partager. Nous avons eu la chance de le rencontrer pour lui poser quelques questions.

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Peux-tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Je m’appelle Léo Fifty Five, je suis un artiste compositeur sur Paris et Bruxelles. Je fais pleins de choses mais principalement des styles musicaux qui regorgent un peu la couleur RnB, Soul, Funk. C’est assez vaste mais tout ce que je crée, je le fais dans cette ambiance là. Je fais beaucoup de travail instrumental pour des artistes, de l’écriture et j’ai mes propres sons à moi aussi que  je fais en parallèle. C’est une série qui s’appelle “55 secondes avec Léo”. Je poste une vidéo de 55 secondes toutes les semaines sur ma chaîne Youtube en collaborations avec des artistes soit bruxellois ou parisiens. 



Léo Fifty Five, il représente quoi ce nom pour toi ?

Léo c’est mon vrai deuxième prénom et Fifty Five ça vient du fait qu’avant de devenir musicien, je faisais du hockey sur glace professionnel et c’était le numéro que je portais en équipe de France ou en équipe de Belgique.

Tu as donc été un joueur professionnel de hockey sur glace, tu as commencé à quel âge?

En vrai j’ai commencé tard. Je suis né en Malaisie et quand on est arrivé en Europe je devais avoir genre 6 ans. Dons, j’ai commencé vers mes 12 ans en Belgique. Je suis parti en France pour jouer au hockey quand j’avais 14-15 ans pour aller en centre de formations strasbourgeois. Puis j’ai un peu voyager à Caen, à Valence, et pour finir à Paris, pour jouer au club de Bercy. C’est là que j’ai pu un peu faire un peu moins de hockey et plus de musique.

Combien de temps à duré ta carrière ?

En fait, j’ai fait beaucoup de préparations juniors pour aller en pro, donc j’ai fait des formations. J’ai fait 1 ans dans le remplacement de la meilleur ligue pro française puis après je me suis demandé si j’avais vraiment envie de faire ça longtemps. Parce que ce n’est pas un sport super lucratif en France. Donc une fois que c’est fini, c’est fini. C’est là que je me suis dit que j’allais regarder s’il n’y avait pas d’autres bails que je pouvais faire en même temps. J’ai arrêté deux ans après pour continuer à jouer sur la deuxième ligue juste pour avoir assez de temps pour faire de la musique et des études. Parce que quand on est en première ligue on fait que ça. Maintenant je joue encore pour le fun. C’est la première année de ma vie où je ne joue pas au hockey.

Qu’est-ce qui t’a motivé à faire de la musique ?

J’ai pas de moment incroyable où je me suis dit “Oh c’est cool”. J’ai pas vu Shakira en me disant “je veux faire ça” mais ça vient plutôt du fait qu’il y a pas mal de styles de musiques que j’aimais beaucoup et j’avais du mal à retrouver ça dans la musique que je voulais écouter. Dans la musique moderne et contemporaine. Il y avait pleins d’histoires d’amour que je voulais raconter. J’ai commencé un peu à écrire et je me suis dit pourquoi pas créer ce style que je cherchais et que je ne retrouvais nulle part. Un style qui était un peu néo soul RnB mais très moderne, qui tape fort aussi mais qui reste francophone. J’avais du mal à trouver ça pour ma playlist perso et je me suis dit “vas-y on va commencer à faire ça” même si j’avais relativement peu d’expérimentation musicale.

"Le but premier, c’est toujours de créer une image avec les mots."

De quoi tu t’inspires pour créer ta musique ?

Je m’inspire de pleins de choses. Il y a beaucoup de facettes dans la musique. Même si d’un côté elles se parlent toutes, elles sont toutes très indépendantes que ça soit avec l’écriture et la composition, le spectacle. En fonction de chaque facette, j’ai pleins d’influences différentes. Ce que j’admire beaucoup c’est qu’il y a des compositeurs qui arrivent à faire des arrangements harmoniquement très complexes pour livrer un message très simple. Ce que j’essaye de faire aussi, du mieux de mes capacités. Dans l’écriture, je m’inspire de mes histoires personnelles mais ça vient aussi d’histoires de films. Le but premier, c’est toujours de créer une image avec les mots.

Avant tu chantais en anglais et maintenant tu chantes en français, pourquoi ce changement?

Au début je chantais en anglais parce que c’est la première langue que j’ai appris, puis il y a eu le français plus tard. Chez moi ça parle anglais, donc au début quand j’habitais à Valence je ne connaissais pas beaucoup de chanteur donc il fallait que je fasse moi-même. C’était plus naturel de commencer comme ça. Quand j’ai commencé à concrétiser le projet, je me suis dit que j’habitais à Bruxelles et en France, alors pourquoi pas aller vers le Français. Après j’ai écrit mon premier titre en Français “Ça tu le savais”. Un fois que j’ai fait le changement, j’ai découvert que c’était une langue qui était plus concrète, qui permet de mettre une image plus colorée et plus détaillée. Maintenant je ne me vois plus revenir en anglais.

Ton propre son préféré ?

Alors moi déjà j’écoute pas mes sons, je trouve ça trop bizarre. Mais il y a un son qui s’appelle “Si t’étais moi” sur mon EP Enchanté qu’on n’a pas trop mis en avant car c’est un peu plus chill. Mais c’est le son qui ressemble le plus à ce que j’aurais pu mettre dans ma playlist. Pour son ambiance qui est saoul mais qui tape un peu quand même. C’est celui que j’écouterais le plus.

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De quoi es-tu le plus fière jusqu’à maintenant ?

Ce qui me fait le plus plaisir, c’est que j’ai réussi à livrer, enfin je pense, un truc qui est assez accessible. Et que quand les gens l’écoutent comprennent le délire. Il y a beaucoup de musiciens que je respecte beaucoup qui voient le délire. Mais c’est principalement le fait que j’arrive à faire de la musique accessible pour des gens qui ne sont pas forcément éduqués dans la musique mais que ceux qui baignent vraiment dedans comprennent et respectent ce que je fais.

C’est toujours un plaisir de pouvoir partager avec vous le travail d’artistes belges et de mieux apprendre à les connaître.

En tout cas, Léo Fifty Five est un artiste super sympa et avec beaucoup de talent. A suivre de très près ! 

Sandra Sacré