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INTERVIEW: Nikoz, l’humoriste qui monte!

Actuellement chroniqueur sur Radio Contact, Nikoz se fait peu à peu une place dans le monde de l’humour belge! Dans cette interview, il nous dit tout sur son parcours et ses projets.

Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans une carrière d’humoriste ?

Nikoz : C’est un peu cliché de dire ça mais c’est un rêve de gosse depuis toujours. Je pense que ça a toujours fait partie de moi. J’ai fait beaucoup de théâtre et j’ai eu un groupe de musique donc j’avais déjà un certain rapport à la scène. Et quand j’étais plus jeune, ma mère m’a emmené voir Gad Elmaleh, Kev Adams et d’autres grands noms de l’époque. Ça m’a fait trop kiffer! Donc le jour où j’ai compris que ça pouvait être un vrai métier de faire rire, je me suis dit direct que je voulais faire ça. (Rires)

Comment se sont passés tes débuts dans le stand-up?

Nikoz: Mon premier stand-up d’humour c’était avec le What The Fun [lire aussi: Rencontre avec les créateurs du What The Fun]. J’avais entendu parler de ce concept et je me suis dit que c’était vraiment l’occasion car ils mettaient pas mal en avant les jeunes et que c’était facile d’avoir une date. Donc j’ai essayé et ça s’est bien passé, c’était vraiment cool. Et c’est en gros comme ça que j’ai commencé.

Est-ce que ta famille t’a poussé dans cette voie ?

Nikoz : Au début, non. Quand j’ai dû choisir des études supérieures, j’ai voulu me diriger vers des études artistiques parce que je savais que c’était ça que je voulais et déjà là ils m’ont en gros dit… non ! (Rires) Du coup, j’ai commencé des études d’ingénieur de gestion, donc rien à voir, et j’ai arrêté après 2 mois parce que ça ne me correspondait pas du tout.
Quand je me suis lancé dans le stand-up, mon père est venu me voir à ma première scène et il m’a dit « c’est bien, mais continue quand même tes études… ». (Rires) Par contre, par la suite, avec les trucs plus concrets qui sont arrivés, ils ont été rassurés au fur et à mesure et ont eu plus confiance. Ce qui est normal pour des parents finalement, ils ont voulu me protéger.
J’ai vraiment senti un déclic de leur côté quand j’ai fait ma première radio sur Fun Radio parce qu’il y avait une petite rémunération et puis parce que c’est quand même connu. Je pense qu’à partir de ce moment-là ils se sont dit qu’il y avait moyen et maintenant, plus j’avance et plus ils me soutiennent. Au début ça a été compliqué, j’ai dû faire mes preuves mais là ils sont tous les deux derrière moi.

 

©Nikoz

Quelles ont été les grandes étapes de ton parcours en tant qu’humoriste ?

Nikoz : Il y a d’abord eu les scènes avec le What The Fun mais surtout, l’augmentation des scènes au fur et à mesure. Au début, c’était environ une fois par mois alors qu’un an ou deux après j’en suis presque à 15 scènes par mois donc c’est une belle évolution.
Ensuite, il y a eu les concours du Next Prince of Comedy qui m’ont permis au début d’écrire beaucoup, ça m’a vraiment forcé à écrire toutes les semaines. Ça m’a aussi permis d’apprendre à connaître ce lieu qu’est le Kings of Comedy Club et d’avoir aussi des contacts tout simplement.
Ensuite, il y a eu Fun Radio. J’ai participé à un concours pour faire des chroniques organisé par Kev Adams et je l’ai gagné. Ça m’a appris un autre style d’écriture, à savoir les chroniques.
Et après, il y a eu Radio Contact qui m’a apporté un peu de notoriété, l’écriture toujours et une certaine crédibilité.
Sinon, il y a aussi eu les premières parties avec Guillermo Guiz. Tout s’est fait de manière assez continue en fait même si ça s’est stoppé de façon TRÈS nette avec le COVID. (Rires) 

Quels sont tes prochains objectifs ?

Nikoz : Mon plus gros objectif c’est mon spectacle. Maintenant, si je sors un spectacle je veux que ce soit propre et carré, donc faire ça avec un metteur en scène, etc. Je n’ai pas envie de sortir l’excuse que je suis jeune, que c’est mon premier spectacle et que donc ce n’est pas ouf mais ça va. Je préfère faire un truc qui prend du temps.

Dans ce parcours, qu’est-ce qui te rend le plus fier ?

Nikoz : Disons que faire les premières parties de Guillermo Guiz c’est un peu comme une validation pour moi. Bon, Radio Contact aussi c’est incroyable parce que c’est une grosse radio et donc ça fait très plaisir. Mais Guillermo Guiz représente vraiment ce que je veux faire en fait, c’est-à-dire le stand-up. Pour moi, faire des chroniques c’est génial mais c’est surtout un plus parce que je ne veux pas forcément devenir chroniqueur radio. Et ce qui est encore plus cool avec Guillermo Guiz c’est que j’étais déjà fan de lui avant de commencer le stand-up. La première fois que je l’ai rencontré, c’est parce que j’avais pris l’excuse de devoir faire des photos pour un cours. Et au final, je me retrouve à faire ses premières parties! C’est quand même cool de chauffer une salle pour un mec dont t’es fan et qui en plus te dit à la fin de ton passage que c’était bien, qu’il est content,… ça fait vraiment plaisir ! Donc c’est clairement la plus grosse validation!

A côté de ça tu fais donc des études… ce n’est pas trop dur de tout combiner ?

Nikoz : En vrai… si ! (Rires) Mais je ne fais pas mes études à fond comme un vrai étudiant. Je fais tout ce qui est pratique comme par exemple les travaux de groupe parce que ça m’intéresse de ouf mais par contre je ne sais pas suivre tous les cours, c’est trop compliqué d’assumer les deux.
Pour l’instant, je me reconcentre sur mes cours parce qu’avec le COVID je n’ai pas le choix mais avant, quand j’avais presque 15 scènes par mois, c’était trop compliqué.
Mais moi je trouve que c’est surtout psychologiquement que c’est frustrant parce que j’ai l’impression que du coup, je n’en fais aucun des deux bien. Parfois, je me dis que ce n’est pas grave si ça ne va pas dans mes études parce que de toute façon j’ai le stand-up. Et d’un autre côté, au niveau du stand-up, je ne le fais pas à fond non plus vu que je suis encore étudiant. Mais bon, après, heureusement que je suis toujours étudiant parce que si je m’étais lancé dans le stand-up avant la crise je ne sais pas ce que j’aurais pu faire en attendant que ça reprenne.
Mais dès que ma carrière décolle, moi je plaque mes études! (Rires) 

Tu commences à gagner un peu en notoriété… comment est-ce que tu vis cela ?

Nikoz : Dans le milieu, ça m’amène une certaine crédibilité je pense. Après, ça reste une notoriété assez faible. Mais sinon oui, j’ai déjà eu quelques fois des gens qui me reconnaissent. C’est très bizarre mais c’est aussi très rigolo.
Mais moi ça me fait kiffer parce que le truc c’est qu’avec la radio, tu ne te rends même pas compte qu’il y a autant de gens qui t’écoutent. Pour moi, il n’y a que l’équipe du Good morning qui écoute mes chroniques. Donc quand des gens viennent vers moi en soirée et me demandent si je suis Nikoz de radio Contact c’est trop rigolo.

Où trouves-tu l’inspiration ?

Nikoz : Là, pour les chroniques, ça devient difficile parce qu’en vrai je ne vis rien pour l’instant. (Rires) Je dois avoir fait plus de dix chroniques pendant le confinement donc là maintenant ça devient compliqué de trouver des trucs, je dois vraiment creuser.
Mais sinon, c’est dans ma vie de tous les jours que je trouve l’inspiration généralement. Sur scène, j’aime bien raconter des anecdotes qui me sont arrivées, souvent des trucs gênants. Comme ça, les gens se disent que j’en rigole et que donc si ça leur est arrivé aussi ce n’est pas si grave que ça finalement. C’est le cas par exemple du sketch sur les pannes que j’ai fait avec le What The Fun. En le faisant, je me suis dit que ça pouvait décomplexer les gens car au final on s’en fout, on est tous dans la même galère et on peut en rire. J’aime bien passer par l’autodérision pour dire des trucs. 

DU TAC AU TAC

Ton humoriste belge préféré(e) ?

Guillermo Guiz

Ta bière préférée ?

Rochefort

Frites ou chocolat ?

Frites

Mer du Nord ou forêt ardennaise ?

Mer du nord parce que j’y suis allé y a pas longtemps

Ta ville préférée en Belgique?

Bruxelles

L’expression belge que tu utilises le plus ?

En vrai là je crois que je dis souvent « péter une zinne » (Rire)

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Julie Jandrain