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La mode belge aux enchères

Lundi 21 septembre, Bruxelles : Linda Van Waesberge, Creative Consultant, et Cornette de Saint-Cyr, maison de ventes aux enchères, mettent à l’honneur la Mode Belge. Tout autant que les six d’Anvers, de jeunes créateurs sont présentés : bijoux, accessoires et vêtements dont certaines pièces tout à fait uniques et collector.

 21 septembre, 19h, Cornette de Saint Cyr (Bruxelles)

21 septembre, 19h, Cornette de Saint Cyr (Bruxelles)

« La réputation de la mode belge est que ça tient la route et que ça ne se démode jamais. »
Linda Van Waesberge

275 pièces de 50 créateurs, 60 personnes présentes, 3 rencontres : l’organisatrice, le commerçant et… la (future) mariée.

L’organisatrice : Linda Van Waesberge

Linda Van Waesberge

Linda Van Waesberge

« J’ai mixé 80 % de privé et 20% de créateurs : vêtements de femmes que je connais ou de clientes recommandées par Sonja  Noël de Stijl, premier magasin de mode ouvert rue Dansaert, il y a 23 ans : pièces uniques de Marina Yee ou de Coudeyre, sweat  de Lespagnard… »

« Le but était de présenter des créateurs, pas des marques. En volume et importance, c’était très vite clair : tout le monde dans les années 80 a acheté Margiela, Demeulemeester et Dries Van Noten et seulement après, tous les autres. »

« Mais je voulais aussi introduire de plus jeunes créateurs et faire un peu un aperçu de la mode belge. Dès le début, j’ai dû aussi décider de faire uniquement la femme (les hommes usent leurs vêtements) . »

« De la mode belge aux enchères ? Une première en Belgique, à Bruxelles. Je ne connais pas encore les vrais résultats mais les premières réactions sont favorables : “à refaire”.On ressent tout de suite – et ça je crois que c’est lié aux cibles représentées ici – la moindre importance des vêtements vis-à-vis des sacs et des accessoires. Donc, si on pouvait en faire une deuxième édition, je me concentrerais sur les accessoires et les bijoux et peut-être quelques pièces phares, uniques, mais pas plus de 20 et élargir les sacs et les accessoires. »

« C’est vraiment une leçon d’histoire de la mode belge intéressante. Les pièces sortent de l’ordinaire ; elles sont vraiment bien faites et ne se démodent pas ; elles tiennent la route.  C’est pour tout âge et toute personnalité : ma fille peut la porter, moi aussi, vous aussi… »

Les commerçants d’ Un bijou dans le sac
« On est principalement intéressés par la maroquinerie. On a un magasin vintage près de la place du châtelain et on est venus pour acheter des pièces : les prix étaient intéressants. Ce qui est toujours intéressant, c’est de trouver la bonne affaire et puis ça permet aussi, dans les salles de ventes, de trouver des pièces qui sont plus rares. On fait Hermès, Chanel, Vuiton, Delvaux et puis Gucchi, Dior ; tout ce qui axé sur maroquinerie. »

 » Delvaux on connaît depuis longtemps mais ils ont eu un passage à vide. La femme belge de 50-60 ans n’aime pas trop Delvaux parce qu’elle en a trop porté. C’est plutôt leur fille, leur petite-fille, qui découvrent les anciens sacs Delvaux dans le grenier ou lors des héritages des grands-mères et ça, elles aiment bien. Des jeunes gamines qui ont 18-20 ans achètent un petit sac Delvaux à trois, quatre-cents euro, sympa. Il y a aussi de nouveaux créateurs comme Clio Goldbrenner qui a débuté il y a 4-5 ans et qui évolue très bien mais ça c’est encore un petit peu trop récent ;  dès qu’il y en a en boutique, ça part très vite. »

La future mariée : Jozefien De Wachter

Jozefien (à droite) et sa maman

Jozefien (à droite) et sa maman


La vente approche de la fin. Une robe blanche en soie et peau de mouton de Walter Lecompte est mise en vente : première enchère à 180 euros, deuxième enchère à 200 euros. Adjugé ! Jozefien ne cache pas sa joie. Sa maman non plus. Passionnée de mode belge, c’est grâce à elle qu’a été trouvée la « robe idéale pour un moment unique ».

Walter Lecompte

Walter Lecompte

 

Mireille Falesse