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Les robes de mariées DigaméSi : une perfectionniste dans l’âme

Créatrice de robes de rêves, elle crée pour un jour ou pour tous les jours. Implantée à Wellin, la réputation de DigaméSi n’est plus à faire. Que vous ayez déjà la bague au doigt ou pas, embarquez dans l’univers incroyable d’Anne Deprez. Qui sait… ça vous donnera peut-être des idées !

Un corset pour tous les jours

Qu’il soit porté avec un pantalon ou avec une jupe, Anne Deprez confectionne un corset qui peut se mettre tous les jours, à toutes les occasions. Qu’il soit en plumes ou en jean, ce vêtement se décline de toutes les façons. Trois ans de travail acharné pour confectionner ce vêtement féminin, hyper confortable.. Que ce soit au niveau des baleines, de l’entoilage, de la coupe, tout est fait pour être facile à porter. Rien n’a été laissé au hasard.

… et tout droit sorti de la littérature

Son inspiration, elle l’a puisé à Redu. Reconnu comme le « village du livre » par excellence, c’est dans les romans anciens tels que « Le Bonheur des Dames » de Zola que cette créatrice s’est basée pour créer ses propres corsets.
A la recherche de vieux patrons, Anne Deprez a écrit à des musées en Angleterre et aux États-Unis. Certains lui en ont envoyé mais un problème persistait : le tour de taille. Dans les années 1800, les femmes avaient un tour presque moitié moindre que maintenant. Il a fallu user de stratégies pour créer ses propres patrons d’une taille suffisamment grande que pour être porté par les femmes d’aujourd’hui.

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Anne Deprez ©Cyrielle Mincier

« Moi je veux du rêve »

DigaméSi veut dire « dis moi oui » en Espagnol. Cette langue, c’est un héritage de ses parents. D’ailleurs, ils habitent encore là-bas. Aujourd’hui, son entreprise a presque 25 ans. Mais son envie de créer, elle, n’a pas une ride. « Une belle robe est une robe qui va, ce n’est ni la plus chère ni la plus brillante » répète Anne. Cette créatrice souhaite rendre la robe de mariée abordable. Pour ce faire, elle s’aligne aux prix du prêt à porter de qualité. « La mariée doit se sentir bien » insiste-t-elle. «  Si la femme est timide, ça ne sert  à rien de lui mettre un grand décolleté. Même si parfois je me dis : oh c’est dommage, elle devrait choisir un tissu plus brillant. Tant qu’elle se sent bien dans la robe, c’est le principal » nous confie Anne.

Du plus petit au plus grand défi

« J’ai une clientèle qui souhaite de la couleur ». Du rouge sang en passant par le noir, 30% de sa clientèle fait ce choix. Que ce soit une référence à ses origines ou une envie, cette créatrice n’a pas peur de relever chaque nouveau défi. Mais il en est un de taille : casser en douceur les illusions de ses clientes. « Soit elle ne sait pas du tout ce qu’elle veut, soit elle en sait trop ». Aujourd’hui la référence, c’est ce que nous voyons dans les magazines ou sur les sites internet mais les photos sont truquées, modifiées et irréalisables comme telles. Il faut donc d’abord, rendre les choses faisables. « C’est intime de faire une robe, je suis parfois la mariée un an voire deux ans » et elle rajoute « Si je m’investis beaucoup, la future mariée doit elle aussi faire un effort ». Il y a des robes qu’elle coud entièrement à la main. « Je couds tous les soirs de 19h à 23h ». Tout ce qui peut se réaliser à la machine se fait la journée. C’est cette rigueur qui fait la réputation de DigaméSi. « 50% de mes clientes me tutoient ». Cette relation qu’elle instaure est la clé de son succès.

©Cyrielle Mincier

Et les hommes alors ?

Les costumes, c’est son mari. Il ne coud pas mais aime la mode. « Il est même plus technique que moi ». Formé en Alsace, son mari prend les mesures du futur marié à l’atelier. Puis, le marié choisit le tissu, le nombre de poches, les boutonnières mais aussi s’il souhaite ou non son nom brodé à l’intérieur du costume. Les données sont ensuite envoyées en Italie où il sera confectionné.

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Retrouvez la marque DigaméSi lors du dernier marché des créateurs YCAA ce 10 mai

http://digamesi.com

Cyrielle Mincier