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©Charalambos Cagalis

Olivia Hainaut : « Je ne veux pas devenir madame badge »

Sortie de la Cambre en 1993, Olivia Hainaut se lance directement dans la mode et se spécialise dans l’accessoire. Elle crée sa marque « Olivia Hainaut » en 2000, mêlant colliers, bracelets et accessoires en cuir. Plus récemment, elle lance le badge « by OH ». Avec un côté rock’n’roll, glamour, féminin et un peu masculin, elle crée un style qui mélange chic et choc.

©Olivia Hainaut

Olivia Hainaut ©Olivia Hainaut

Les célèbres badges « By OH » sont aujourd’hui devenus votre marque de fabrique. D’où vous est venue l’idée de développer ce concept original ?
Je n’ai rien inventé, le badge existe depuis très longtemps. J’adore les badges, j’en suis fan et je trouve ça très rigolo. Il y a environ un an, lors d’une exposition, j’avais fait des badges pour le fun sans prévoir de les vendre. J’avais transposé sur mes badges des petites phrases que j’avais écrites sur mes bijoux. Ça a fait un buzz. C’était complètement inattendu. Ce n’est pas très compliqué comme idée. Le badge est un petit objet tout simple qui peut être porté par les femmes comme par les hommes, c’est un moyen de communication un peu fantaisiste. Il y a des messages d’amour, des messages rigolos, des messages belges aussi. Le belge a pas mal de décalage sur lui-même, pas mal d’humour alors j’ai tout simplement fait des messages. Les badges, je les fais faire avec une graphiste qui détient l’adresse de l’endroit de fabrication. C’est secret, personne ne fait les mêmes. On m’associe beaucoup aux badges mais je ne veux pas devenir que « madame badge », c’est plutôt un plus par rapport à ma collection.

Les badges « By OH » ©Olivia Hainaut

Votre collection se compose principalement de bracelets et colliers qui peuvent s’apparenter à de véritables parures. Quelle est votre inspiration ?
Il y a peut-être un côté historique mais c’est extrêmement inconscient car je travaille dans l’instinct. Une époque comme l’Égypte ancienne me fascine car c’était une période très riche et très luxuriante. Les années 70 aussi, avec le travail du bijou qui oscille entre l’ethnique et le chic. C’est l’idée des grosses parures. Il y a un côté fun et très structuré. Il n’y a pas une inspiration, c’est un mix de choses. Il y a également ma vie. Je viens d’une famille de filles, j’ai une mère qui porte beaucoup de bijoux donc pour moi l’accessoire est évident chez une femme.

©Charalambos Cagalis

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De quoi sont faits vos bijoux ? Sont-ils destinés à toutes les femmes ?
Je travaille le bijou fantaisie. Je ne me situe pas dans le haut-de-gamme puisque j’utilise des matières parfois tout à fait « plastoc », rien à voir avec des matières semi-précieuses. Je n’ai pas de limites pourvu que la matière me parle et me plaise. Je n’ai pas de règles et je trouve que c’est ça qui est amusant, c’est de mélanger le chic et le toc. Je ne fais pas du tout dans le minimaliste mais, même si mes colliers ont l’air impressionnant comme ça, une fois porté, ils le sont beaucoup moins. Ils ne se démodent pas très vite car on est toujours dans des tons assez sobres. Ce ne sont pas des petits colliers, c’est sûr. Moi ce qui m’intéresse c’est le travail des matières et de la structure. Il y a le serpent qui rappelle le côté égyptien. Je mélange des perles avec du cuir. Le cuir c’est l’élément rock’n’roll et la perle la touche féminine.

Les colliers d’Olivia Hainaut ©Charalambos Cagalis

A côté des bijoux, vous avez aussi une collection d’accessoires en cuir…
Oui, j’importe du cuir très fin et très beau qui vient d’Italie. Il y a par exemple les écharpes en cuir perforées. Elles sont intemporelles. J’ai une cinquantaine de couleurs et on peut les commander à la pièce. Elle sont faites par des petits artisans italiens. Du coup, cela explique aussi les prix (150 euros l’écharpe). Je fais aussi des capes en daim, des tops perforés, des cravates en cuir. Tout est découpé et collé minutieusement.

©Charalambos Cagalis

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Une petite révélation sur la nouvelle collection ?
Pour les bijoux, je m’inspirerai des animaux de la jungle. Il va y avoir des petites têtes de gorilles, de zèbres, des serpents encore une fois, des scarabées… J’utilise la symbolique du monde animalier car j’adore les animaux. Pour les écharpes je continue toujours les perforations.

http://www.oliviahainaut.com/
https://www.facebook.com/pages/Olivia-Hainaut/401350296597574

Pauline Zecchinon