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Rencontre avec Nono Battesti, danseur et chorégraphe belgo-haïtien

Raynold « Nono » Battesti est danseur et chorégraphe à succès depuis une dizaine d’années en Belgique. Animateur dans l’âme, il prête ses talents au service de l’apprentissage de la danse. Dans le cadre de la Formation qu’il a créée au sein de sa compagnie, nous rencontrons également Chloé, une jeune danseuse prise sous l’aile du célèbre chorégraphe. A deux, ils nous parlent de leur passion commune.

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Chloé et Nono sur le show d’Halloween à Pairi Daiza, ©Made On Earth Photography 

Nono Battesti nait en 1988 à Haïti. A l’âge de quatre ans, il est adopté par une famille d’artistes belges. Il fait ses débuts dans la danse à onze ans au studio Artendance, à Limal, dans le Brabant Wallon. Après avoir touché à tous les styles et élargi son panel jusqu’aux claquettes, il devient professeur de danse dans ces mêmes lieux avant d’en devenir le directeur.

Il est également à la tête d’une compagnie de danseurs avérés, la « Compagnie Dessources », au sein de laquelle il a créé la formation CID, un programme de coaching intensif du danseur, destinée à professionnaliser ses jeunes artistes.

C’est ainsi que Mode in Belgium a rencontré Chloé Minet, jeune passionnée plongée dans la danse depuis sa naissance grâce à sa maman danseuse et directrice d’une école de danse. Chloé s’est inscrite à la formation CID sur les conseils de sa mère. Son année de coaching prendra fin au mois de mai et lui ouvrira de nombreuses portes pour devenir danseuse professionnelle.

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Chloé ©Mesh Photograffeur

 

Mode in Belgium : Que retiens-tu de ton apprentissage auprès de Nono Battesti ?

Chloé : Il nous répète sans cesse qu’il fait son propre laboratoire. C’est-à-dire qu’avant de transmettre ses mouvements, il les teste sur son propre corps pour savoir exactement comment ils vont sur lui. Il nous invite à aller chercher le mouvement pour nous-mêmes. Les autres professeurs dictent les pas sans que l’on n’en comprenne l’essence. Avec Nono, on le comprend, car il travaille dans la sensation. C’est ce truc en plus que les autres n’expliquent pas.

 

 

 

 

 

MiB: Pourquoi intégrer une dimension pédagogique à votre parcours ? Qu’est-ce qu’enseigner la danse vous apprend à vous-même?

Nono : Je suis devenu professeur par chance. Cela m’a fait grandir dans ma danse. Pour apprendre une chose à quelqu’un il faut la maîtriser. En partant en tournée j’ai abandonné les cours. J’ai uniquement travaillé avec des professionnels qui savent ce qu’ils font et à qui il ne faut quasiment rien expliquer. Enseigner demande un travail réellement différent. Il faut accompagner ses élèves pas à pas. Revoir ses propres bases. Cela demande donc une réflexion, un retour sur soi-même.

MiB : Que représente la danse pour vous ?

Nono : La danse est un moyen d’expression. On peut modeler beaucoup de questions et de réflexions via cette discipline, sans avoir la barrière des mots. Je peux danser avec quelqu’un d’un autre pays qui ne parle pas la même langue que moi, on va se comprendre car la danse crée une connexion. C’est cette connexion qui me plait. Ce rapport avec les danseurs, le chorégraphe mais aussi avec le public. Le public qui vient me voir, je vais pouvoir lui dire plein de choses. Je ne vais pas danser en tant que moi « Nono », mais dans le personnage, le sentiment  que j’ai envie de projeter. Danser est donc un moyen de communication qui permet d’extérioriser les questions qu’un jeune homme comme moi peut se poser.

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Nono Battesti, Spectacle « Sources », ©www.compagniedessources.be

 

En ce moment, Nono Battesti chorégraphie la comédie musicale « l’Enfant des Etoiles ». Il s’agit d’un challenge important pour lui puisque le projet compte une cinquantaine de danseurs amateurs et de tout âges. Chloé fera elle aussi partie du spectacle. A découvrir en novembre 2016 au centre sportif de Rixensart.

 

Marie Snaps