logo
Top
Rencontre avec Tanaë, chanteuse belge à l'avenir prometteur

Rencontre avec Tanaë, chanteuse belge à l’avenir prometteur

Nous sommes allés à la rencontre de Tanaë afin d’en apprendre un peu plus sur cette jeune chanteuse qui a sorti son premier album « Talking to myself » en mai dernier et qui fait partie des artistes belges à suivre de très près…

Tanaë, de son vrai prénom Shana, est une artiste originaire de Liège. La jeune femme de 23 ans enchaine les succès depuis ses reprises sur les réseaux sociaux. Sa voix saoul et ses interprétations surprenantes ont réussi à charmer le public. Elle a ensuite profité de cet élan pour créer un EP en janvier 2018 et son premier album en mai 2019. Cet été, elle était sur la scène de nombreux festivals belges où le public était de plus en plus présent.

Aujourd’hui, ses titres comptabilisent plus de 3 millions de streams sur Spotify et elle prépare son deuxième album tout en continuant ses études de graphisme aux Beaux Arts à Liège. Le 16 janvier 2020, elle sera aux Eurosonics aux Pays-Bas, un festival regroupant les artistes européens les plus prometteurs. Malgré son emploi du temps chargé, elle a réussi à libérer quelques minutes pour répondre à nos questions.

Tanaë, une chanteuse belge plus que prometteuse
©Juliette Reip

Comment t’es venue la passion pour la musique ?

« Je n’ai jamais vraiment pensé à devenir chanteuse. Je chantais comme ça, comme n’importe qui et je m’enregistrais pour savoir ce que ça donne. Ce sont surtout les gens qui m’entendaient qui me disaient que j’avais une belle voix et que je devrais me lancer. C’est grâce à la rencontre avec mon producteur que j’ai commencé à faire des vidéos de reprises de chansons connues et à les poster sur Facebook. C’est à ce moment-là que ça a commencé.»

A partir du moment où tes reprises ont fait le buzz, comment les choses ont évolué ?

« La première vidéo qu’on a posté sur Facebook était la reprise de « One Danse » de Drake. En une semaine, un peu plus de 1000 personnes ont rejoint la page. Après on a posté d’autres reprises afin de faire grossir la communauté. Une fois qu’il y a eu un peu de monde, on a décidé de composer nos propres chansons car j’avais envie de faire un truc à moi. On a sorti l’EP Introspection en janvier 2018, et comme je venais de commencer, c’est mon producteur qui l’a géré. Lorsqu’on a créé mon album « Talking to myself, cette fois c’est moi qui ai pris la direction artistique. »

D’où te viens ton inspiration ?

« Pour écrire, je m’inspire de mon vécu car j’arrive plus à m’immerger et à mettre de l’émotion quand je l’ai réellement vécu. Je m’inspire un peu de tout musicalement. J’écoute de tout et je puise plein de petits détails chez plein d’artistes qui m’intéressent. J’aime beaucoup Sevdaliza, Emy Winehouse, Jorja Smith, Joy Crookes… »

Pourquoi chantes-tu en anglais ?

« Je pense que l’anglais ouvre plus de portes mais ce n’est pas pour ça que j’ai choisi l’anglais au départ. J’avais plus de facilité en anglais, mes influences sont plutôt anglophones et ça correspondait plus à la musique que j’avais envie de faire. Je me suis pas vraiment posé la question de la langue ça m’est venu assez naturellement. »

Tanaë, une chanteuse belge plus que prometteuse
©Juliette Reip

Quelle est ta chanson préférée dans ton album ?

« Dans mon album ? Je n’ai pas vraiment de chanson préférée car j’aime tous les sons qui sont dessus mais je vais parler de la chanson pour laquelle je me suis le plus battue. D’ailleurs c’est le titre de l’album « Talking to myself ». Au début, personne n’aimait cette chanson, même les musiciens et son producteur n’étaient pas sûrs. C’était une chanson vraiment personnelle et j’ai insisté pour qu’elle soit sur l’album et au final tout le monde aime la jouer donc je suis contente. »

En tant qu’étudiante, comment fais-tu pour combiner le chant et les études ?

« Franchement j’avoue que c’est difficile. Je mets plus facilement de côté les cours que la musique, je n’ai jamais annulé de concert ou de répétition pour les cours. Mais pour le moment à l’école ça va, on travaille par projets artistiques et je fais ce qu’il me plait donc ça fonctionne. Mais par contre je n’ai plus le temps de sortir. »

Que peux-tu déjà nous dire sur ton second album ?

« On a fait beaucoup de compositions de sons mais peu de textes, on est encore en train de travailler dessus. J’ai enregistré un premier son en studio qui est fini et qui sortira peut-être fin décembre/ début janvier. »

Est-ce que tu aurais un conseil pour les personnes qui aimeraient se lancer dans la musique mais qui sont timides ?

« Mon premier concert était à Liège dans un petit bar et je ne savais pas à quoi m’attendre et j’avais envie de mourir et de tout annuler. Mais comme c’était programmé et que c’était le moment, je n’avais pas le choix. Je pense que le truc, c’est de se lancer sans trop se poser de questions parce que c’est une fois sur scène que je me suis rendu compte que je voulais faire ça et que la timidité s’est envolée. Je me suis laissée porter par les gens qui sont venus pour moi, dans la bienveillance. Il ne faut pas avoir peur des critiques car les gens qui ne t’aiment pas ne vont pas venir à un de tes concerts. »

Du tac au tac
Un artiste qui t’inspire ? Billie Eilish
Frites ou gaufres ? Gaufres (de Liège bien sûr)
Ton sport préféré ? La natation
L’expression belge que tu utilises le plus ? Y drache
Ta plus grande force ? La persévérance

Marjorie Laforge