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Raphaël Esterhazy - Konoba © Gab de Selys

Konoba : « avec peu d’outils et beaucoup de créativité on peut faire des choses dingues »

Chanteur, musicien, compositeur et producteur, Konoba alias Raphaël Esterhazy a plus d’une corde à son arc. Jeune homme brillant au parcours étonnant, il est la preuve qu’aujourd’hui un artiste peut se construire à la seule force de son talent.

Une voix chaude et envoutante qui monte aussi bien dans les aigus qu’elle ne descend dans les graves, pas de doute, Raphaël Esterhazy sait chanter. Mais ce n’est pas la seule chose que ce jeune belge originaire du Brabant Wallon fait avec talent. La guitare et le piano n’ont plus de secret pour lui. Et après cinq ans à Londres et Brighton où il étudie la musique, il revient en Belgique avec une formation de producteur en poche. Il raconte : « J’ai fait des études de production en Angleterre et j’ai commencé mon premier EP (contraction d’extended play, un mini album) tout seul dans ma chambre. Là-bas, j’ai joué dans plein de bars. J’ai aussi produit certains groupes que je rencontrais dans les cafés ».

Du producteur au compositeur
La production en musique, ce n’est pas comme au cinéma. « En musique, le producteur est la personne créative qui prend en charge un groupe et qui l’accompagne. Cela comprend un peu de théorie musicale, une bonne oreille, une bonne compréhension de la scène musicale et de la technologie du studio » explique Raphaël, très naturellement. Après avoir été producteur pour les autres, Raphaël se produit lui-même à travers son projet : Konoba. Il compose, arrange et chante les morceaux. Sur scène, il est accompagné d’un groupe. « Mais cela reste mon projet, c’est moi qui prend les décisions créatives ».

 Konoba au Jyva'zik festival © Renaud Ben Lakhal

Konoba au Jyva’zik festival © Renaud Ben Lakhal

La clé : la créativité
Konoba, c’est la voix de Raphaël mais aussi l’arrangement musical. De bons beats bien rythmés qui mêlent sons acoustiques et électroniques et le tour est joué. Il précise : « Il y a une impérative technique et logistique qui me force à aller plus dans cette tranche électronique. Avec peu d’outils et beaucoup de créativité je peux faire plein de choses dingues alors qu’avec les instruments en live c’est plus difficile et ça prend plus de temps ». Pour faire de la musique, pas besoin d’un grand studio de pro. « Une pièce avec une bonne acoustique, mes instruments, un ordi, des baffles, deux-trois micros. C’est tout ce qu’il faut pour faire de la musique aujourd’hui, il faut juste être créatif. » Une recette gagnante puisqu’un de ses dernier titre « on your knees » a déjà atteint le demi-million de vue sur Youtube, Soundcloud et Spotify.

On n’arrête pas le projet !
De la créativité, Raphaël n’en manque pas. Avec déjà quatre EP à son actif, il s’apprête à sortir son premier album complet d’ici début novembre. Un album qu’il a bien entendu produit et financé dans sa totalité. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le jeune homme de seulement 26 ans parcourra l’Europe en tournée dès le mois d’octobre.

Raphaël Esterhazy - Konoba © Gab de Selys

Raphaël Esterhazy – Konoba © Gab de Selys

Psssssst, à Mode In Belgium, on n’a pas pu s’empêcher de demander d’où venaient toutes ces belles chemises colorées et fleuries que Raphaël à l’habitude de porter. « C’est une habitude prise en Angleterre. C’est ce que je portais quand j’ai fait mes premiers clips live et mes premiers concerts. Les gens m’y ont associés et du coup j’ai continué de les porter. Ça fait partie de l’image du groupe ». C’est qu’en plus d’être doué, Raphaël est aussi stylé !

Pauline Zecchinon